• Bon les amis l'heure est grave. Dans L'amour est dans le pré, il y a Philippe qui vient de virer Monica parce qu'elle avait traité Margarida de grognasse, alors que Monica se rappelle pas avoir dit ça. Et le pire dans tout ça c'est qu'entre temps Margarida est partie faire un tour, qu'elle est pas encore au courant que Monica est partie et que peut être dans quelques instants, Philippe aura que ses chèvres pour le consoler. 

    Là c'est la pub, alors dans ma grande bonté et de mes doigts moites et tremblants, je prends quand même le temps de vous donner quelques nouvelles de mes vacances entre meufs. 

    11 meufs. 

    Oui, tu as bien lu. 

    M'enfin attends un peu avant de prendre ton oeil lubrique et ton sourire vicieux. Dans le lot, il y en a quand même 5 qui avaient entre 0 et 5 ans. 

    Et 5 qui ont déjà donné la vie. Et une qui l'a jamais fait. De donner la vie je parle. Le reste, je sais pas. 

    Et puisque tu te demandes ce que ça fait, 11 filles en vacances, je te donne quelques pistes.

    Ca s'occupe de trucs de mec.

    Comme sortir les poubelles, déboucher des bouteilles, ou apprendre à manier la suceuse (amis Google bonjour). Un petit appareil servant à aspirer les cochonssetés dans la piscine. Avoue que t'es déçu là.

    Mais comme "la suceuse" c'est vraiment pas un joli nom, ça choisit de l'appeler "Zahia D.", plutôt.

    Ca mange 5 fruits et légumes par jour.

    Oui, un kir cassis et 4 courgettes, ça compte. Ca adore la courgette, d'ailleurs. Et pas pour ce que tu crois. 

    Ca veille sur sa progéniture.

    Ca lui explique bien avec le doigt levé comme Super Nanny que si elle sort de sa pataugeoire, des horribles crocodiles vont venir la manger, et que si elle se met au soleil, elle mourra d'un cancer de la peau dans d'atroces souffrances. Et ça n'a rien à voir avec le fait que ça veut profiter de la piscine et des transats au soleil.

    Ca se cultive

    Ca lit des magazines, plus ou moins intéressants et plus ou moins récents. Et ça apprend avec stupeur que Sienna Miller a emmené son beau-fils chez le coiffeur, que Nicolas Sarkozy a largué Cécilia et que les femmes ont le droit de vote.

    Ca s'émerveille de la spontanéité de ses chères têtes à claque blondes

    Sauf peut-être quand ces dernières te demandent si t'as un bébé dans le ventre. 

    Et sauf surtout quand, après que tu leur aies dit que non, elles en concluent que c'est bien ce qu'elles pensaient, t'en as un dans chaque fesse.

    Kmille, en mode faites-des-gosses-qu'il-disait

    Edit : Soyez rassurés, Margarida est restée. A l'heure qu'il est, ils sont au bowling. Et vu comme c'est parti, je mets mes deux mains à couper que ce soir, elle voit la grosse tractopelle de Philippe. 


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  • Il y a 14 jours jour pour jour, ma fille a eu un an jour pour jour. (c'est te dire si je suis ponctuelle)

    Le 4 juin dernier donc, je m'étais un peu foutu la pression pour que ce jour-là, elle s'en rappelle toute sa vie. 

    Puis après je me suis souvenue que la nature était bien faite et qu'on n'avait pas de souvenirs avant l'âge de 3 ans. Ce qui me laisse précisément 2 ans moins 14 jours pour imaginer le scénario bien ficelé de son "anniversaire-de-rêve-je m'étais-quand-même-pas-foutu-de-toi-ma-chérie".

    Pour l'instant, j'ai déjà Winnie qui est venu avec tous ses amis, manger le gâteau que Karl Lagerfield avait spécialement conçu, avant d'aller piquer une tête dans la piscine de chocolat avec Chantal Goya et Suri Cruise, pendant que Mickaël Jackson ressuscité et castré pour l'occasion entamait "Bâteau sur l'eau" (c'est sa chanson préférée) (à ma fille pas à Mickaël) (quoi que peut être aussi après tout) avec des instruments de musique conçus en boudoirs. 

    Mais allez pas croire pour autant que je lui ai fait un anniversaire au rabais, hein. Déjà, elle a eu droit au récit détaille de la mise à bas sa naissance heure par heure, photos et souvenirs à l'appui. 

    "Oh mon amour il y a un an tout pile, ta marraine était venue chercher maman pour l'emmener à la clinique et l'avait pris en photo avec son ventre : regarde comme il est gros !"

    Et autres "Oh mon amour, et à cette heure-là tu voulais sortir ta petite tête de ma grosse mon gros ventre, alors tu avais fait tomber le bouchon muqueux à maman. Regarde comme il est beau !"

    Entre deux évocations nostalgiques et anatomiques, on a quand même eu le temps d'aller au zoo, avec son papa. 

    Je lui ai montré les ânes, les cygnes et les canards. 

    Ce qui aurait presque fait de moi une mère parfaite et de nous une publicité Pampers si ça n'avait pas été respectivement des faons, des flamands roses et des pigeons. 

    Je lui ai appris le cri des animaux aussi. Depuis, quand elle croise un oiseau elle fait le bruit de l'âne. J'étais pourtant sure qu'elle s'en rappellerait pas. Ou qu'elle avait un peu de second degré.

    Puis on est rentrés souffler ses bougies. Enfin sa bougie. 

    Elle a tout à fait compris le principe du soufflage. Elle se trompe juste d'orifice. 

    Elle souffle avec le nez, quoi. (C'est dingue cette manie qu'ont les gens de penser sexe dès qu'on parle d'orifice. Et puis je vous rappelle que ma fille en ait dépourvu. A quoi ça lui servirait, d'ailleurs, puisqu'elle va épouser sa mère.)

    Ca a pris tellement de temps qu'il n'en restait plus pour le manger. Et ça tombait bien vu l'état du gâteau. Faut dire qu'elle avait quand même un sacré rhume. 

    Pour libérer ses bronches, on décolle dans quelques heures pour Avignon. (Je demande une standing ovation pour la qualité de la transition) (Et une deuxième pour les rimes en -ion)

    Et là, je le vois à ton oeil soudain bovin humide, tu te dis "Premier billet depuis 3 semaines et là v'la encore barrée, ça va pas aller en s'arrangeant" (T'as vu comment tu parles franchement)

    Alors je te réponds, et c'est aussi là que je voulais en venir, pas de panique mon chaton, j'ai traversé une période un peu houleuse, mais je vais faire le plein de rosé sommeil et de papotages entre fendues, et je vais te revenir en meilleure forme que si j'avais pas trop de travail, beaucoup d'argent et une vie de famille équilibrée. 

    La bise ensommleillée à tous


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  • *** EDIT : ce billet a été rédigé hier soir, mais Canalblog me censurait et me refusait la connexion. Ca t'a l'air de rien, comme ça, cette précision, mais je t'assure que c'est important. Lis, tu vas voir. ***

    J'ai deux fâcheuses manies. 

    La première, c'est de systématiquement me demander si ce que je fais (ou pas) et que je pense (ou pas) est "normal" et "légitime". Bon, pas quand je vais chercher mon courrier hein. Sauf si j'y vais en palmes à 3 heures du matin, mais c'est assez rare.  

    La deuxième, c'est de croire aux signaux. Pas aux routiers, ceux-là je sais bien que c'est pour du faux et que quand ils nous disent qu'il y a un risque de passage de cerfs, c'est rien que pour occuper les enfants pas sages en voiture. 

    Non, je parle des signaux de la vie. Genre si j'arrive avant que le bonhomme passe au rouge, c'est que je vais devenir rédactrice en chef de Cosmopolitan, si je pioche une paire de chaussettes grises c'est que je finirai ma vie seule, ou encore si je reçois un texto de Georges Clooney dans les 5 minutes c'est que je ne devrais pas acheter cette paire de pompes.

    Ce soir, donc, après une longue journée à ne décoller les yeux de l'écran que pour les porter au clavier, j'avais la bouche sèche et l'envie qui va avec : me brosser les dents boire une bière.  Comme à chaque fois que j'en ai envie, je me suis torturée la tête pour savoir si oui ou non, c'était normal, de temps en temps, de boire une petite mousse seule, ou si c'était le début de l'alcoolisme et de la fin. 

    Alors j'ai interrogé la vie, qui est souvent bonne conseillère (surtout en ce qui concerne l'achat de pompes). Et j'ai allumé la télé au hasard, en me disant que l'émission sur laquelle je tomberai me donnerait ma réponse. Ca aurait été des cris ou de la guerre, ça voulait dire que ça craignait, ça aurait été du bisou ou des enfants qui courent dans les prés, ça aurait été parti mon kiki pour un petit tour à l'épicerie. 

    Je suis tombée sur un reportage sur l'alcoolisme. Véridique. 

    J'ai tilté, un peu, du coup. 

    Il y avait une femme dont le fils était placé en famille d'accueil. 

    Il y avait un jeune homme qui avait perdu son travail, et passait la journée chez lui à boire des bières. 

    Il y avait un homme que l'ex femme menaçait de ne plus jamais voir ses enfants, s'il ne se soignait pas.

    J'ai tilté, beaucoup; mais j'avais encore la main sur le porte-monnaie.   

    Puis il y avait un médecin qui disait qu'après avoir été alcoolique, on ne pouvait plus jamais toucher à une goutte d'alcool. 

    Alors je me suis dit que ça, c'était une bonne raison de prendre une tisane. 

    Kmille, en mode et-toi-tu-bois-une-bière-parfois-quand-t'es-seul(e)-?

     


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  • Il fut un temps où j'avais des principes.

    Comme par exemple : "Les personnes âgées sont des créatures fragiles à qui il convient de tout passer (surtout le fait qu'elles aillent faire leurs courses aux périodes de pointe, manquerait plus qu'une fois que t'as plus de patron pour t'emmerder, faudrait que ça soit le reste du monde qui le fasse) (mais sauf le fait qu'elles me fassent répéter parce que faut quand même pas pousser mémé dans les orties) et à qui on se doit de vouer un respect sans limite.

    Oui c'est un long principe avec plein de parenthèses.

    Et j'en avais un autre (plus court, rassure toi) : "Les délinquants qui s'attaquent à des personnes âgées sont des sous-hommes à qui il convient d'infliger un châtiment terrible, comme leur faire glisser d'un mouvement sec un bout de papier entre les orteils, ou leur faire avaler tous les matins un bol de glaire ou de salade piémontaise. (oui je sais, je suis cruelle)

    Ca, c'était jusqu'à hier, alors que je me rendais avec ma fille à mon Franprix.

    Non, faut que j'arrête avec mon Franprix, vous allez finir par savoir croire que ma vie se résume à ça. 

    Ca donc, c'était jusqu'à hier, alors que je me rendais avec ma fille à une expo sur l'impressionnisme expliqué aux enfants précoces de moins d'un an, suivi d'un cocktail réservé aux mères célibataires les plus convoitées de France. 

    Devant le passage clouté, alors que le petit bonhomme rouge outrepassait largement ses fonctions en me criant : "Mais vas-y enfin ! Traverse ! Tu vois bien qu'il y a personne ! Et ton Franprix ton expo elle va pas t'attendre !", je me décidais enfin à me lancer. 

    Remarquant le regard inquisiteur de deux petites mamies de l'autre côté des "clous" (oui c'est comme ça qu'on dit quand on a été ménopausée avant l'arrivée de twitter), j'effectuais dans ma course, en appui sur ma poussette, des petits entrechats gênés, destinés à recueillir leur miséricorde sur cette terrible entrave aux bonnes moeurs. 

    En arrivant à leur niveau, j'ai vite compris, rapport à leurs lèvres pincées, que je pouvais me brosser Martine pour récolter un semblant de regard complice ou de check.

    Mais ce que j'avais pas imaginé, c'est que ces lèvres pincées étaient capables d'une diarrhée verbale qui me parvint distinctement : "Et dire que ça a le droit de faire des enfants. Je lui laisse pas longtemps à la petite. Hin hin hin (rire de vieille)"

    Maintenant, je peux le dire clairement. 

    Il n'y a pas d'agresseurs de personnes âgées. Il n'y a que des vieilles qui cherchent la merde. 

    Kmille, en mode toutes-des-...non rien.


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  • Je suis persuadée qu'il y a des jours, plus que d'autres, où on est bourré de charme. 

    C'est comme la trique la mauvaise haleine le moral, il y a des matins avec, et des matins sans. 

    Ce matin-là, c'était un matin avec. 

    Je dis pas ça pour me la péter, hein, il n'y avait qu'à voir les regards qu'on me lançait, alors que je m'apprêtais à aller boire mon café. 

    Non, je le dis sans vanité déplacée, il y a des jours, plus que d'autres, où on est bourré de charme.

    Il faut dire que j'avais un atout de taille. Un body tout neuf, ultra moulant et décolleté juste comme il faut. Avec des pressions à l'entrejambe, je vous rassure. Il faut souffrir pour être belle mais pas de là à se pisser dessus faute d'avoir eu le temps de retirer ses pompes et son pantalon pour s'extraire de son body.

    Puis je sais pas pour vous, mais moi les vêtements neufs ça me donne souvent un charme fou. L'impression d'en avoir, en tout cas. C'est d'autant plus con comme impression que personne ne sait qu'ils sont neufs, sauf si vous avez laissé l'étiquette, et que ça passe dès le deuxième essayage alors qu'ils sont toujours aussi neufs. 

    Bref, ce matin-là; dans les regards insistants et appuyés des passants, je me suis dit que, body ou pas, il y a des jours, plus que d'autres, où on est bourré de charme. 

    Gonflée de ma nouvelle assurance, j'ai marché tout comme ils conseillent dans les magazines féminins, avec la tête et les épaules droites comme si un fil invisible nous tenait du ciel, et en suivant des mes pieds une ligne imaginaire. (Si t'as pas compris cette phrase c'est qu'il faut que tu passes au Picsou Magazine ou que je me relise plus souvent)

    En passant devant deux jeunes debout près d'un café, j'ai pris l'air indifférent de celles qui savent qu'elles ne rendent personne indifférent, mais ça ne m'a pas empêché de le voir, le plus petit, donner un coup de coude à son pote en me montrant d'un mouvement de tête.

    Et je les ai bien entendus, les cinq autres, devant la boulangerie, émettre un rire gras au moment où je les dépassais, mon pain sous le bras. J'ai imaginé des "J'y mettrais bien ma grosse baguette" ou autres "J'ai goûterais bien les petites chouquettes" du meilleur goût.

    Mais je ne leur ai pas tenu rigueur de leur vulgarité. Que voulez-vous, il faut savoir s'adapter à son public et assumer qu'il y a des jours, plus que d'autres, où on est bourré de charme. 

    En m'asseyant en terrasse pour boire un café, je remarquais que les regards s'espaçaient. J'en conclut que ma démarche de reine y était pour beaucoup et, en souriant intérieurement, que décidément les hommes n'en voulaient qu'à mon cul corps de rêve.

    J'en profitais pour faire un détour d'une demi-heure crochet jusqu'à la boutique tenue par le bel homme qui, cette fois j'en étais sure, me regarderait enfin.

    Ca n'a pas loupé, et en m'apercevant, il a eu l'air surpris. Comme s'il découvrait d'un coup la femme fatale qui sommeillait en moi. Un peu comme la moche qui devient belle le soir du gala de fin d'année, quoi. 

    Sans un regard, je l'ai dépassé, sentant ses yeux glisser sur moi et bénissant intérieurement le fait qu'il y ait des jours, plus que d'autres, où on est bourré de charme. 

    De retour chez moi, je me suis regardée dans dans la glace, et je me suis dit qu'en effet, il y a des jours, plus que d'autres, où on est bourré de charme. 

    Et qu'il y en a d'autres où on a juste oublié de remettre les putains de pressions de notre putain de body, et que ça nous forme comme une vieux string qui pend de chaque côté du jean. 

    Kmille, en mode-BDM-(Body-De-Merde)


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