Malheureusement pour Ladurée mais heureusement pour mon cul (soi dit en passant, le coup des grosses fesses de la dernière fois, c'était pas les miennes hein), les macarons, ce n'est pas ma cam. Par contre, je me rattrape en nombre de listes. Un jour, je te raconterai, peut-être, à quel point ça me change le quotidien.
Mais mon quotidien d'aujourd'hui (T'aimes pas hein les expressions redondantes comme ça, comme je te comprends), c'est que demain je pars en vacances à Bayonne, comme tous les ans sauf l'année dernière. Et que je me suis donc fait une épilation intégrale petite liste de ce que je devais régler, avant le départ. (Ca c'est de l'intro longue et inutile)
- Apprendre à ma fille à marcher. FAIT
A 8 mois, elle tenait debout, et de l'avis unanime, elle allait marcher bientôt. Bientôt, c'était 5 mois après. Tout est relatif, comme dirait l'autre (le beauf, là-bas, oui, celui qui trouve aussi que "des goûts et des couleurs, hein..."). Mais bon 5 mois c'était quand même un peu plus de la moitié de sa vie à ce moment-là. L'équivalent de si je disais que j'allais me mettre au sport bientôt, et que je commençais à 39 ans. Toujours est-il que ça y est, elle marche. Et que tant mieux, parce que pendant que je serai en vacances, elle sera chez son père. Et que ça m'aurait fait un deuxième trou au cul (pratique remarque, pour les macarons) que ça se passe chez lui. Je lui laisse le premier rapport, s'il veut. Enfin chez lui, quoi, entendons-nous bien.
J'aurais pu avoir le réflexe de filmer la scène si, au moment où je voyais ce petit bout de truc qui bouleversait ma vie porté par ses deux jambes qui la mèneraient loin de moi, je n'avais pas oublié où j'habitais et qui j'étais. Et si j'avais rechargé les piles de mon appareil, aussi.
- Trier ma paperasse. FAIT
Et dis-toi que j'y ai trouvé des trésors. Des bulletins de salaire vintage de l'époque où on payait encore en écus. Tu me diras, à l'époque, on payait, au moins.
Et des faire-parts de naissance, qui m'ont fait apprendre avec bonheur que 2 petits cousins avaient agrandis la famille, de respectivement 17 et 4 ans et demi.
- Faire mon ménage : FAIT
Parce que partir en vacances sans avoir fait briller mon appart, c'est comme manger sans m'être lavé les mains ou me coucher sans m'être tapé la tête contre le mur en récitant l'alphabet hébreux, j'ai beau être quelqu'un de parfaitement équilibré, ça me chiffonne.
- Peindre mes ongles : FAIT
Et là, tiens-toi bien, jeu de mot digne d'un article beauté dans un magazine féminin, cet été, j'ai décidé de prendre mon pied ! Et pas du tout dans le sens que tu crois. Je te rappelle que la petite différence avec il y a deux ans, c'est qu'entre temps j'ai donné la vie.
Je vais pas le prendre, mon pied (c'était juste pour le jeu de mot, oui je sais c'est con la presse parfois, mais c'est comme ça que ça marche). Je vais l'exhiber. (et hop, petit verbe à connotation sexuelle parce que je te sens déçu, du coup). Les exhiber même, parce que c'est plus pratique.
Ca t'a l'air de rien comme ça, mais crois-moi, pour moi, c'est énorme. Rapport à un vieux complexe que je me traîne depuis que j'ai compris que c'était pas bien normal d'avoir des doigts de pieds qui faisaient la taille de mes doigts de mains. Et qui m'obligeait à arpenter la plage en chaussettes ou pieds enfouis dans le sable. Essaye pour voir, tu verras ce que j'ai vécu.
Si c'est ton cas aussi, dommage qu'on se rencontre que maintenant on aurait pu faire la course, et que tu te demandes comment j'ai eu le déclic, je ne sais pas, c'est venu comme ça. Un jour j'ai eu de la peine pour eux, de les voir honteusement cachés, alors je les ai embrassés à pleine bouche (26 ans à mariner dans des Converses, autant te dire que j'avais vraiment envie d'être gentille) et je leur ai promis qu'entre eux et moi, maintenant, ça serait officiel.
Si à partir de samedi, sur la côte basque, tu vois une femme tenter d'avancer, du sable jusqu'aux mollets, c'est pas moi. (C'est ma sœur sûrement, la pauvre n'a pas été épargnée). Si par contre tu en en vois une marcher sur les mains, hésite pas à venir me voir et à me serrer la cheville.
Kmille, en mode Bonnes-vacances-à-tous-et-du-courage-aux-autres